22 février 2007
Bayrou l’imposteur
À son apogée dans les sondages, accompagné par de plus en plus de journalistes dans ses déplacements, le candidat béarnais se met à croire en son destin présidentiel.
Il disait dernièrement :
« si à la fin du mois de février je suis à 18 % dans les sondages au premier tour, je serai au second tour et c’est gagné! » (sic)
Il est actuellement crédité de 17% selon les dernières estimations sondagières. On pourrait croire que le second tour serait en train de se profiler pour l’ancien ministre de l’Education nationale ? J’en doute fortement. D’autant qu’une partie de la petite structure de l’UDF ne soutient même pas François Bayrou, à l’image de Gilles de Robien et d’André Santini.
Mais l’important n’est pas là. Ce qu’il faut souligner, c’est la fourberie sur laquelle le candidat de l’UDF s’appuie pour séduire. Pour François Bayrou, le clivage gauche-droite n’est plus d’actualité et les Français ne veulent pas se voir imposer un duo Ségolène Royal – Nicolas Sarkozy. Il y aurait donc un créneau à prendre.
Cependant, à part s’insurger contre la proximité des puissances financières et des groupes de médias et dire que les Français ne veulent ni de la gauche ni de la droite qu’en est-il du positionnement politique du député
des Pyrénées-Atlantiques ?
Là est la vraie question. Tout d’abord, il ne faut pas oublier que la majorité des députés UDF sont élus par les voix de la droite. M. Bayrou a été ministre d’Edouard Balladur, il a essayé de réformer la loi Falloux, accordant plus de crédit à l’enseignement privé, faisant ainsi descendre plus de 600 000 personnes dans les rues et devant reculer devant une telle mobilisation.
D’autre part, celui qui veut aujourd’hui un Premier ministre socialiste s’il est élu, faisait partie en 1988 des plus farouches opposants à un gouvernement avec la gauche. Ces propos n’ont qu’un seul but : tenter de déstabiliser le PS en le divisant.
Par ailleurs, qui a voté la loi Fillon sur la réforme des retraites en 2003 ? Qui s’est abstenu sur l’interdiction du port du voile à l’école en 2004 alors qu’il se fait passer pour M. laïc en 2007 ?
Certes, il a voté la motion de censure du PS au printemps 2006, mais n’était ce pas pour anticiper son repositionnement en vue de 2007 ? Pourtant, cela ne l’a pas empêché de voter la majorité des lois sécuritaires de M. Sarkozy depuis lors.
Le candidat de l’UDF est bourré de contradictions que l’on ne peut comprendre que dans sa stratégie de conquête du pouvoir. En effet, on ne peut le conquérir en restant dans l’ombre d’un grand parti, même si on partage ses idées. Alors il faut chercher à se démarquer, à créer la confusion pour mieux tromper et tirer parti du brouillard dans lequel se trouvent les citoyens.
C’est la stratégie qu’emprunte actuellement M. Bayrou oubliant que le soleil finit toujours par se lever.
B.F
19 février 2007
Le droit opposable au logement
11 février 2007
Phénomène
Depuis le 1er février dernier, il est interdit de fumer dans tous les lieux fermés qui accueillent du public ou qui constituent des lieux de travail ; dans les moyens de transports collectifs ; dans les espaces non couverts des écoles, collèges et lycées publics et privés, ainsi que des établissements destinés à l’accueil, à la formation et à l’hébergement des mineurs. Cependant la date d’application pour les restaurants, bars et boîtes de nuit est fixée en janvier 2008.
Pour lutter contre le tabagisme passif qui tue près de 5000 personnes par an, la France se met à la « loi anti-tabac » après la Loi Evin. Si les fumeurs manquant d’altruisme semblent être assez réticents face à ces nouvelles mesures, ils seront contents d’apprendre qu’ils vont pouvoir goûter à un nouveau phénomène : le « smirting » mélange de « smoking » et « flirting ». Il semblerait qu’il ait vu le jour en Irlande où la loi est déjà en vigueur et qu’il se propage sur les trottoirs d’Ecosse et bientôt d’Angleterre. Ainsi, les petits groupes de fumeurs fleurissent au pied des établissements. Oublier son briquet est alors le meilleur et le plus traditionnel moyen de commencer la conversation. Le phénomène est tel qu’il paraît que certains non fumeurs se mettent à crapoter pour profiter de ce nouveau « plan drague ».
M.C
10 février 2007
Le point presse de Claude Bartolone
07 février 2007
Sarkozy l’Intouchable ?
Nicolas Sarkozy était le premier invité de l’émission «J’ai une question à vous poser» sur la chaîne de télévision TF1. Face à un panel de 100 Français, le candidat de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) a répondu à des questions souvent très concrètes sur le pouvoir d’achat, le temps de travail, le logement, la précarité, les discriminations, la sécurité, l’écologie…
A l’écran, Le petit Nicolas avait réellement bien changé, comme il aime tant à le répéter. Il avait bossé, et bossé dur son rôle, pour donner l’image d’un homme calme, à l’écoute du peuple, chuchotant des réponses mielleuses à l’oreille des Français. Excellent dans l’exercice périlleux du débat participatif, il n’a pas manqué l’occasion de retourner la polémique sur la double casquette ministre-candidat à son avantage.
Mais si Nicolas Sarkozy était bien préparé, certaines personnes du panel l’était tout autant que lui, si ce n’est plus. C’est le cas par exemple de Jérôme Monod (qui n’a rien à voir avec l’ami de Jacques Chirac et fondateur de l’UMP) qui n’a pas manqué de mettre le doigt là où ça fait mal en évoquant la célèbre rengaine du ministre candidat « La France tu l’aimes ou tu la quittes ».
Accusé successivement d’être homophobe et de jouer le jeu de l’extrême droite, Nicolas Sarkozy, déstabilisé, s’est livré à des propos plus que douteux à l’égard des musulmans et du rite de l’égorgement.
Là où l’affaire devient intéressante, c’est lorsque plusieurs internautes, voulant revisioner l’émission sur le site en ligne de TF1, se sont aperçus que les passages en questions avaient mystérieusement disparu.
Contacté par le Nouvel Observateur, Renaud Pila, chef de la rubrique politique à LCI.fr, a assuré ne pas être au courant et évoqué un éventuel "problème d'encodage". Un « problème d’encodage » curieusement providentiel pour l’UMP lui permettant d’empêcher la diffusion des dérapages racistes de son candidat… C’était sans compter la vigilance des internautes et de certains journalistes intègres, malheureusement en voie de disparition, il faut bien le dire !
Cet épisode, certes anecdotique, nous conduit à une question majeure : notre cher ministre de l’intérieur est-il devenu intouchable ?
La question mérite sérieusement d’être posée compte-tenu du traitement médiatique qui lui est réservé par les grands médias traditionnels qui s’interdisent la critique et s’autocensurent dès qu’ils craignent de porter atteinte à l’« image » du président de l’UMP.
Après l’affaire Paris-Match, le scandale des RG… jusqu’où ira M. Sarkozy pour « atteindre le dernier échelon » ?
S.C
23 janvier 2007
Traité d’élégance
Voici quelques extraits d’un article (Le Monde 21-22 janvier) fort intéressant par son décalage et son originalité sur la rafinité de la lecture d’un journal par Garrison Keillor.
Certes il remet en cause l’utilité des heures que nous passons sur le net, mais son analyse mérite qu’on s’y attarde…
« Un type assis devant un portable est un homme assis à un bureau, un tâcheron, un rond-de-cuir. Où est la noblesse là-dedans ? Il est penché en avant, la tête rentrée dans les épaules, le regard vitreux, avec au coin des lèvres des perles de salive qui lui coulent sur le menton tandis qu'il regarde, fasciné, la vidéo du pêcheur tombant de sa barque. Le lecteur de journal, lui, est un mousquetaire, un cow-boy, un privé. Tenir un journal vous permet de vous exprimer, un peu comme Coltrane avec un sax. Il suffit d'observer quelques règles simples :
1. Si vous voulez vraiment faire impression, n'achetez pas un journal, mais trois ou quatre. Tout homme entrant au Starbucks avec quatre journaux sous le coude est aussitôt considéré comme un nabab. S'il est jeune, c'est un nabab de l'informatique. S'il n'est pas rasé et qu'il a gardé son pyjama sous son imper, c'est un nabab excentrique, peut-être un boss de la mafia.
2. Prenez tout votre temps pour ouvrir le journal. Vous en connaissez déjà la teneur, vous êtes au parfum ; si vous le lisez, c'est juste pour savoir ce que savent les autres, alors il n'y a pas le feu.
3. Une fois que vous l'avez ouvert, ne levez jamais les yeux à moins que quelqu'un ne vous appelle par votre nom. Ne vous laissez pas distraire, même si une blonde aux jambes interminables traverse la salle en laissant derrière elle des effluves de tabac au miel et de Chanel N° 5. C'est vous l'acteur, laissez les autres faire le public, et jouez votre rôle.
4. Parcourez la "une", lisez les titres, mais ne vous attardez pas, ne jouez pas la grosse tête. Soyez cool. Allez directement à la page des sports, puis passez aux bandes dessinées, ensuite aux pages société, enfin aux chroniques politiques. C'est là que réside toute la beauté de la pyramide inversée des infos. En général, un seul coup d'oeil suffit.
5. Veillez à toujours déchirer un article ou deux et à les fourrer dans votre poche. Pas de manière banale, comme si c'était une recette de boulettes de viande, mais avec un empressement délibéré qui crée une aura indélébile de mystère.
6. Quand vous en avez fini avec un journal, refermez-le et balancez-le de côté d'un air négligent. (Impossible de faire ça avec un portable.) Un geste dédaigneux qui signifie : "Peuh ! Assez de ces fadaises ! En avant ! Aux barricades !"
7. Tout cela ne devrait pas prendre plus de vingt minutes. Je connais un type qui, pour avoir presque mon âge, a grandi avec des doigts maculés d'encre, mais qui, pour des raisons qu'il a été incapable de m'expliquer, s'est mis à l'information en ligne. Il visite régulièrement les sites du Times, du Washington Post et de Slate, mais il est tombé sur un site de vidéo où une matrone autrichienne avec de longues tresses vous donne des ordres.
Les yeux braqués sur ceux de la femme, il s'entend dire : "Finis ton assiette, grand polisson !", avant de se faire remonter les bretelles pour des transgressions imaginaires. S'il fait mine de vouloir cliquer le bouton off, la Walkyrie lui hurle après pendant que son rottweiler gronde d'un air menaçant. Il est prisonnier de son portable, ses journées sont foutues.
Ce genre de chose arrive sans arrêt. L'Internet vous bouffera tout vif. Avec les journaux, vous en avez pour vingt minutes, pas plus. C'est votre vie, à vous de choisir. »
Garrison Keillor, né dans le Minnesota en 1942, est écrivain, humoriste, et animateur de radio. C’est le scénariste du dernier film de Robert Altman « The Last show ».
B.F
22 janvier 2007
Du balai, le roi est là !
Je comprends désormais pourquoi lorsque l’on écoute Nicolas Sarkozy les choses ont l’air d’aller si bien. En réalité, il réactualise le concept du cache-misère. En effet, voit la misère celui qui veut bien la voir ! On la voit encore moins lorsqu’on fait tout pour la dissimuler.
De quoi je parle ?
Je n’apprendrai à personne que notre Ministre de l’Intérieur a été sacré dimanche 14 janvier comme le candidat officiel de l’UMP à la présidentielle. La même journée, il a inauguré son QG de campagne dans le 10 e arrondissement, précisément au 18 rue d’Enghien. En s’installant dans un quartier populaire, le fin communicant Sarkozy a voulu mettre en avant sa proximité avec le peuple. Noble démarche, encore faut-il aller jusqu’au bout ! Parce qu’être proche des français, ce n’est pas passer un coup de balai pour recréer le cocon de la place Beauvau.
C’est pourtant un grand ménage qui a été effectué aux abords du QG de campagne. Les SDF installés depuis des mois se sont fait dégagé manu militari avec leurs matelas et leurs affaires et un coup de jet a été donné pour l’arrivée du Ministre. Un policier en civil a remplacé les sans abris pour monter la garde et des policiers en habits anti-émeutes gardent chaque coté de la rue !
Le même dimanche, une équipe de démineur est venu faire sauter le « top case » d’un scooter jugé trop près de l’entrée de l’état-major et lorsqu’un collectif de sans papiers est venu occuper le lieu le même jour, c’est carrément des camions de polices qui sont arrivés !
On commence à imaginer la France d’après du candidat Ministre Président de l’UMP…
B.F
18 janvier 2007
Soyons clairs
Je me suis aperçu en surfant sur le web, en lisant les journaux, en regardant la télévision qu’il y avait à l’heure actuelle une fronde contre le couple Royal-Hollande. Vous me direz, rien d’étonnant, nous sommes en période électorale, cela fait partie du débat. Malheureusement la polémique qui met au centre le couple socialiste n’a rien d’un débat de fond ! Pourtant, nous étions bien parti avec les enfants de don Quichottes qui avaient mis au premier plan du débat présidentiel la question du logement et de l’exclusion. Ce temps-là est révolu pour retomber dans des pratiques de caniveaux. Nous sommes aujourd’hui cantonnés sur les biens immobiliers et la propriété d’une SCI par Ségolène Royal et François Hollande.
Puisque le débat porte ce sujet, parlons en, mais parlons en honnêtement et que les choses soient bien claires.
Le premier reproche que l’on fait au couple est d’avoir monté une SCI pour ne pas être assujetti à l’ISF. Première mise au point, le statut d'une SCI existe pour qu’un couple puisse acquérir un bien immobilier en commun sans pour autant être marié. C’est le cas de M. Hollande et de Mme Royal. Deuxième mise au point, le couple est déjà assujetti à l’impôt sur la fortune.
D’autre part, ce qui a été omis dans le document que fait circuler certaines âmes mal intentionnées par mail aux différentes rédactions concerne la présence des parents de François Hollande dans cette SCI. Ce qui édulcore la participation du couple Royal-Hollande. En effet, avec ces quelques précisions, les choses deviennent beaucoup moins sensationnelles, c’est pourtant la réalité.
Mais au fait, qui sont ces âmes mal intentionnées ?
Je garde le meilleur pour la fin ou plutôt devrais-je dire le PIRE. D’après « le Canard » du 17 janvier, il s’agit des collaborateurs d’un certain Nicolas Sarkozy qui s’amusent à téléphoner aux médias pour signaler l’existence de ce document malhonnête. Drôle de pratique pour un homme qui veut accéder à la plus haute fonction.
B.F
15 janvier 2007
Bonne chance aux dons Quichottes
Nous avons tous suivi la surmédiatisation de l’action très méritante des enfants de don Quichottes. Ils ont remporté leur pari dans le sens où le débat sur l’exclusion, les mals logés et surtout les SDF a été porté sur le devant de la scène médiatique et surtout politique. Le gouvernement, emmené par M.M Borloo et de Villepin ne pouvait pas passer à côté de cette superbe occasion pour montrer au peuple français son dévouement, sa sensibilité et surtout sa réactivité face à des questions sociales. Après plusieurs réunions et beaucoup de discussions, les promesses ont fusé…
La question est désormais de savoir si elles seront tenues ? On peut en douter, surtout lorsque l’on se remémore les promesses passées ! Selon « Le Canard » du 10 janvier, les « 5000 logements d’urgence promis par Villepin en septembre 2005 après les incendies dans les hôtels insalubres » à Paris sont passés à la trappe. Autre supercherie, le financement selon Borloo, de 100 000 logements sociaux en 2006. En réalité, seul 57 000 logements ont été mis en chantier et sur ces 57 000 logements, 38 % sont destinés aux classes moyennes.
Après l’énoncé de cette triste réalité, je n’ai plus qu’à souhaiter aux exclus et aux respectables enfants de don Quichottes un bien meilleur sort.
B.F
14 janvier 2007
A lire pour rire...
Dans notre parti politique, nous accomplissons ce que nous promettons.
Seuls les imbéciles peuvent croire que
nous ne lutterons pas contre la corruption.
Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous:
L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos
idéaux.
Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que
les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le
passé.
Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que
la justice sociale sera le but principal de notre mandat.
Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que
l'on puisse continuer à gouverner
avec les ruses de la vieille politique.
Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que
soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences
nous ne permettrons d'aucune façon que
nos enfants meurent de faim
nous accomplirons nos desseins même si
les réserves économiques se vident complètement
nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que
vous aurez compris qu'à partir de maintenant
nous sommes avec Nicolas SARKOZY, la "nouvelle politique".
Lire maintenant de bas en haut...
en commençant par la dernière ligne
et en remontant jusqu' au début


